Augustin Sicard

Élements biographiques

Augustin Sicard Revue des Deux Mondes

J’aime mieux mourir innocent que de vivre coupable. Du moins, dans mon infortune, j’aurai la consolation de pouvoir me dire à moi-même que je n’ai point péché contre la loi, ni contre César. J’ai juré d’être fidèle à la patrie, je ne suis dépouillé que pour avoir ajouté que je serai fidèle à Dieu et soumis à l’Eglise catholique. » Et cette déclaration concise, tranchante, du curé de Warloy-Baillon, en Picardie ; « Il y en a qui font le serment parce qu’il faut vivre, et moi je le fais avec restriction parce qu’il faut mourir. »
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Augustin Sicard Revue des Deux Mondes

Dans la capitale, le curé de Sainte-Marguerite, doyen des curés de Paris, de Laugier de Beaurecueil, lutte contre les calomnies qu’on répand au sujet des refus de serment. Ce n’est ni l’intérêt, ni la politique, mais sa foi qui le guide. Ce qui le tracasse, c’est le péril des âmes, surtout de ceux qui, parmi ses paroissiens, passent à l’ennemi. « Si j’ai pleuré, dit-il à ses fidèles, j’ai pleuré sur vous et non sur moi. » Aucun motif humain ne l’inspire. La vie elle-même ne lui tient à rien.
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Augustin Sicard Les massacres de septembre : discours prononcé dans l'église des Carmes (1892)

Parfois le tumulte bruyant de la foule qui escorte d'autres victimes, donne à ceux qui sont déjà enfermés le frisson de la dernière heure. Une nuit, les captifs des Carmes entendent au dehors un vacarme épouvantable. Les coups de fusils se mêlent aux hurlements de fureur. Le Ça ira, le chant de mort, devient de plus en plus distinct à mesure que les brigrands se rapprochent. Tous les confesseurs, pensant que le moment du supplice est venu, sont à genoux au pied des autels, faisant à Dieu le sacrifice de leur vie.
Source : Gallica

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