Augustin Sicard, Les massacres de septembre : discours prononcé dans l'église des Carmes (1892)
“ Parfois le tumulte bruyant de la foule qui escorte d'autres victimes, donne à ceux qui sont déjà enfermés le frisson de la dernière heure. Une nuit, les captifs des Carmes entendent au dehors un vacarme épouvantable. Les coups de fusils se mêlent aux hurlements de fureur. Le Ça ira, le chant de mort, devient de plus en plus distinct à mesure que les brigrands se rapprochent. Tous les confesseurs, pensant que le moment du supplice est venu, sont à genoux au pied des autels, faisant à Dieu le sacrifice de leur vie. ”
