Louis Jezierski

Élements biographiques

Louis Jezierski Combats et batailles du siège de Paris… (1872)

Dans la salle, toute une escouade fait la soupe; naturellement cahiers et pupitres alimentent le feu.
Les bivouacs projettent dans le crépuscule des lueurs rougeâtres : subitement une rafale d'obus s'abat sur nos campements. C'est le bonsoir des Prussiens; aux avant-postes la fusillade répond en écho; puis tout se tait.
La nuit est tombée, obscure et glaciale; il n'y a pas de nuages au ciel; cependant on ne distingue pas à dix pas devant soi; le froid est noir. Vers le front de nos positions, on entend un bruit sourd; c'est le génie qui creuse des tranchées
Source : Gallica

Louis Jezierski Combats et batailles du siège de Paris… (1872)

A la barricade de la maison Millaud, sur la route d'Orléans, il y a tous les jours nombreuse compagnie; sur le coup de midi, le soleil est tiède et la place est commode : le fort de Montrouge tout près à droite, et en face, le plateau de Châtillon; on entend et on voit parfaitement pour juger les coups du duel.
Notre fort fouille vigoureusement les positions de Bagneux; par les embrasures des bastions, les éclairs jaillissent continus, comme des cornes de feu.
Source : Gallica

Louis Jezierski Combats et batailles du siège de Paris… (1872)

Dans les bivouacs, la bonne humeur tient toujours; je connais un excellent acteur du Vaudeville, — sergent, s'il vous plaît, — qui fait la joie de son escouade. Dame, il fait grand froid, et pour se réchauffer il n'est rien de tel qu'un peu de gaieté, d'autant mieux que le bois est rare.
La canonnade a duré toute la journée. Point de fusillade; les Prussiens n'ont dessiné aucune attaqué d'infanterie. Dans la vaste arène, qui s'étend au pied du plateau d'Avron, les canons seuls, formidables lutteurs, remplisent l'amphithéâtre de leurs sifflantes haleines.
Source : Gallica

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