Résumé

Dominique Mollard Deuxième lettre à M. de Lamartine sur son passage dans l'opposition… (1843)

Si les députés étaient des juges impartiaux, comme ils devraient l'être, les ministres n'auraient qu'à s'informer de leur nom. Ils attendraient leur venue avec confiance, sans doute, mais aussi avec un respect mêlé de quelque appréhension. Sachant, au contraire, qu'ils auront affaire à des hommes passionnés qui seront aveuglément leurs amis ou leurs ennemis, ils ont bien autre chose à faire que de savoir le nom du député : c'est l'opinion, la moralité, la fortune, et jusqu'à la famille du candidat qu'ils ont à scruter.
Source : Gallica

Dominique Mollard Deuxième lettre à M. de Lamartine sur son passage dans l'opposition… (1843)

Le gouvernement constitutionnel se développe de lui-même. La chambre trouve, dans l'examen des comptes, le seul moyen qui soit en son pouvoir de se créer des convictions sur les affaires du pays et de dominer la conduite des ministres. Concentrée dans le positif des choses, elle se préserve en quelque sorte du danger d'en sortir par l'impossibilité de faire usage des idéalités qui ne sont propres qu'à égarer les esprits de la multitude.
Source : Gallica

Dominique Mollard Deuxième lettre à M. de Lamartine sur son passage dans l'opposition… (1843)

De même l'opposition, si les actes des ministres prêtent à la censure, pourra les critiquer sans crainte de voir l'effet de ses observations escamoté par des boules complaisantes. Cette sécurité commune résultera du jugement du public parce que tout le monde est juge compétent d'un fait, mais non d'une théorie ou d'une idée. Au reste, tel est le devoir des députés et tel est aussi le droit que la constitution leur attribue; car, au moven de la responsabilité qu'elle prononce, elle donne, en fait d'administration, au pouvoir exécutif, le présent et l'avenir, et au pouvoir législatif, le passé.
Source : Gallica

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