Résumé

Procès du journal "le Siècle".… (1837)

La prétention la plus funeste à notre gouvernement, c'est de créer une politique immuable, des combinaisons, soit de système, soit de personnes immuables, et cela sous le feu de la polémique la plus vive et la plus passionnée. Le despotisme peut avoir une politique immuable , parce qu'il ne permet pas l'examen et la discussion : un roi constitutionnel ne peut avoir ni volonté ni politique immuables, parce qu'il ne peut empêcher la discussion, et que toute volonté qui est en compromis avec une discussion sera tôt ou tard vaincue, brisée, si elle ne se modifie : telle est la loi de l'humanité.
Source : Gallica

Procès du journal "le Siècle".… (1837)

Il est désormais acquis que le droit public du pays, que l'esprit de la constitution sont faussés quand les ministres laissent le pouvoir royal se substituer à leur action ; que le sentiment public voit avec douleur cette honteuse faiblesse des ministres, qui rend impossible la réalité du gouvernement représentatif ; que cet état anormal est soumis de droit à la discussion publique , et que c'est un devoir pour tous de le combattre tant qu'il existe. Le jury, en un mot, a voulu répéter aujourd'hui cette maxime salutaire, que le roi règne et ne gouverne pas.
Source : Gallica

Procès du journal "le Siècle".… (1837)

Croyez-le, messieurs, c'est par un dévouement consciencieux et sans réserve pour le gouvernement que nous avons fondé en 1830, que je signale ce danger comme un de ceux qui menacent le plus notre avenir, comme un de ceux qui doivent le plus nous inspirer le désir de voir tous les pouvoirs reprendre la force et l'indépendance nécessaires pour rétablir un juste équilibre entre eux et le pouvoir royal. C'est le seul moyen de rendre à nos institutions assez de force pour faciliter la transmission de la couronne, et faire qu'une si grande épreuve s'opère sans aucune perturbation dans le pays.
Source : Gallica

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