Résumé

A. Dubu Lettre à Monsieur Jules Favre… (1871)

Vous dites le remède, et vous ne pouvez énoncer les causes!... Mais, pour me servir d'une vulgaire expression, elles crèvent les yeux de tout le monde.
Ces causes sont précisément l'abaissement de l'éducation et de l'autorité que vous voulez relever. C'est l'oubli de Dieu ; c'est l'avilissement de tout pouvoir ; c'est l'anéantissement de tout respect ; c'est la négation de toute supériorité dans la religion, dans la nation, dans la famille ; c'est la perte de tout sentiment, de toute conscience.
Source : Gallica

A. Dubu Lettre à Monsieur Jules Favre… (1871)

Votre faiblesse du 31 octobre a fait le 22 janvier; votre récidive de ce jour a fait les 18 mars et 24 mai; vos injustifiables indulgences ont amené ce que votre plume hésite à retracer : « les hideuses et sanglantes scènes de cette lamentable tragédie, depuis l'assassinat des généraux Lecomte et Clément Thomas jusqu'aux incendies préparés pour embraser tout Paris, jusqu'à l'abominable et lâche massacre de saintes victimes fusillées dans leurs prisons. »
— Oui, on a exploité contre votre gouvernement la calomnie de trahison; mais qui a d'abord égaré la population?
Source : Gallica

A. Dubu Lettre à Monsieur Jules Favre… (1871)

Dans vos plaidoiries, dans vos discours, à la tribune, au barreau et partout, vous avez fait de l'opposition quand même. Cela vous a donné de faciles et populaires succès, mais cela a fait bien du mal aux pouvoirs, à la nation et à la jeunesse. C'est un fatal et bien contagieux exemple. Vous voulez relever l'éducation et l'autorité que, pendant quarante ans, vous avez constamment abaissées ; ah ! que vous avez raison ! toute votre vie ne suffira pas à réparer le mal que vous avez fait.
Source : Gallica

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