Résumé

Les Fainéants, ou La génération actuelle… (1868)

Mais quand il s'agit d'une génération entière, comment peut-on penser que les progrès matériels lui suffiront, qu'une tranquillité forcée lui paraîtra satisfaisante, et qu'elle entendra de sang-froid un pouvoir, si fort, si grand qu'il soit, lui dire : Tu resteras inutile ! Tu n'es pas apte à l'action ! Seuls, les hommes déjà vieux peuvent parler ; seuls, ceux qui sont encore enfants peuvent agir. Pour toi, vote, travaille, paye, et en échange je te donnerai les moyens de t'enrichir, si tu es sage !
Source : Gallica

Les Fainéants, ou La génération actuelle… (1868)

Il laisse l'avenir au hasard. Au lieu de s'occuper de ménager cette difficile transmission du pouvoir, au lieu de chercher dans la génération tout ce qui n'intrigue pas, ne se livre pas à de ridicules plaisirs, moins ridicules encore que la vanité qu'on en tire, il croit à la cohésion des avidités. Il ne veut pas voir que si la littérature devient une coterie, l'industrie un monopole, le théâtre une succursale des maisons de fous, c'est que partout son système s'étend, que partout le personnalisme s'empare de quiconque a un semblant de pouvoir sur d'autres
Source : Gallica

Les Fainéants, ou La génération actuelle… (1868)

Nous nous désintéressons, parce qu'on se désintéresse de nous, système qui peut offrir ses facilités, mais non donner des garanties. Fainéants par force, au moins nous abstenons-nous de ces agitations qui passent pour de l'habileté, de ces intrigues qui remplacent le travail, et ce ne sera peut-être pas la génération qui aura été la plus inutile au bonheur futur de la France, que celle dont on dira : Elle a su souffrir!
Source : Gallica

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