Résumé

Balthazar Louis d' Auriol De la Responsabilité des ministres et des agens du pouvoir… (1831)

La souveraineté du peuple est donc contraire aux moeurs du peuple français, contraire à son repos et à l'ordre public, à ses relations extérieures politiques et commerciales, et au bien des familles. Cette souveraineté, proclamée et reconnue dans un moment d'effervescence, ne peut donc que nuire au gouvernement actuel. Tandis que la souveraineté du peuple, comprise par les agens sensés, est celle qui est exercée à cause de lui et pour lui, mais non par lui. Le peuple ne la trouve-t-il pas également en lui, puisque les bienfaits lui en sont réservés ?
Source : Gallica

Balthazar Louis d' Auriol De la Responsabilité des ministres et des agens du pouvoir… (1831)

Que faire, que devenir quand on voit sans cesse le pouvoir des ministres se briser aux pieds d'une souveraineté qui grandit chaque jour, laquelle peut être comparée au géant Polyphême que Ulysse enivra, et auquel il échappa, après lui avoir crevé le seul oeil qu'il avait au milieu du front, en se cachant sous le ventre d'un troupeau de moulons qui sortail de son antre!
Source : Gallica

Balthazar Louis d' Auriol De la Responsabilité des ministres et des agens du pouvoir… (1831)

Le principe de la souveraineté du peuple s'oppose à ce que des agens du pouvoir se retranchent derrière une loi arbitraire qui les empêche d'être poursuivis pour abus d'autorité ou pour délits privés. Ou ce droit est une fiction , ou il est une vérité. S'il est une fiction, ce que je ne crois pas, les dispositions de la Constitution de l'an VIII doivent être maintenues par le gouvernement, et les citoyens doivent-, en cas de délits commis envers eux, requérir des autorisations du conseil d'Etat , et alors cette formalité est une résistance en contradiction avec nos nouvelles institutions.
Source : Gallica

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