Résumé

M. Rouher devant l'Assemblée nationale (1872)

On répondra sans doute à M. Rouher : Que les fautes de l'Empire et la catastrophe de Sédan n'avaient rien laissé debout et que, dans ce péril suprême de la nation, il fallait une direction quelconque ; que les violateurs, à main armée, des constitutions sont condamnés fatalement à être toujours heureux et que, dans l'infortune, le vice de leur origine entachée de violence rend leur chute inévitable.
Source : Gallica

M. Rouher devant l'Assemblée nationale (1872)

Pourquoi M. Jules Richard a-t-il glissé au milieu des louanges qu'il prodigue à son idole cet amer souvenir? A-t-il voulu jouer le rôle de l'esclave murmurant à l'oreille du triomphateur montant au Capitole et enivré de sa gloire ces paroles sévères : Souviens-toi que tu es homme.
Il est vrai que, pour rie pas laisser à M, Rouher cette pénible impression, le rédacteur du Gaulois plaide les circonstances atténuantes ; la politique extérieure de l' Empire était, s'il faut en croire M. Jules Richard, une fatale concession faite aux radicaux.
Source : Gallica

M. Rouher devant l'Assemblée nationale (1872)

Devant une Assemblée qui, dès ses premières séances, affirma ses tendances politiques en confiant, à M. Thiers le pouvoir exécutif et en prononçant la déchéance, M. Rouher ne pourra évidemment avoir ses coudées franches. S'il tourne trop souvent les yeux du côté de Calais et de Douvres ; si, excité par d'imprudents amis et enivré de l'encens des missives impériales, il tente des apologies hors de propos et prépare des restaurations impossibles, il trouvera devant lui un mur d'airain formé par la fusion de tous les partis
Source : Gallica

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