Résumé

A. Audrieu De la décadence de nos moeurs (1873)

D'après ce que nous venons d'examiner , nous ne pouvons faire autrement que de croire en Dieu, à l'âme et à son immortalité. En y réfléchissant souvent, nous comprendrons de plus en plus la majesté et la toute-puissance du Créateur ; nous comprendrons aussi que notre âme, dont nous avons prouvé l'existence, n'a pu être créée et unie à un corps fragile en vue de nous livrer uniquement à nos mauvaises passions durant notre vie , qui passe plus rapidement que l'éclair qui sillonne la nue, par rapport à l'éternité.
Source : Gallica

A. Audrieu De la décadence de nos moeurs (1873)

La morale chrétienne, qui réprouvait tous ces vices, était trop gênante : on résolut de la supprimer et on s'attacha dès lors à détruire la religion. On la personnifia à tort dans quelques-uns de ses ministres dont la conduite était indigne. On déversa le ridicule sur tous les dogmes. Le protestantisme en avait détruit quelques-uns, la philosophie en fit table rase.
On supprima Dieu, car son existence entraînait l'idée d'un culte et de devoirs qui constituent la morale publique. Mais tout culte et toute morale, si réduits qu'ils pussent être, étaient encore trop gênants.
Source : Gallica

A. Audrieu De la décadence de nos moeurs (1873)

Voilà notre moralité, examinons notre état religieux.
Les hommes de progrès les plus avancés nient Dieu ; d'autres l'admettent, et, quand ils ne nient pas l'âme , ils se préoccupent
peu de son avenir. Ils croient à une éternité heureuse, se fiant à la bonté et à la miséricorde de Dieu, en oubliant toutefois sa justice.
Il y a bien en France les deux tiers de la population que l'on peut taxer d'indifférence religieuse. Le mot est trop faible, car nous ne voulons plus de religion. Nous la regardons tout au plus comme bonne à intimider les enfants.
Source : Gallica

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