Résumé

Théodore Pérard La force des choses : lettre à un ami sur la situation politique… (1871)

La seconde cause que je m'impose de vous expliquer, cher ami, c'est cette frénésie qui s'empare d'une partie de la nation, à chaque bouleversement, à chaque écroulement de trône, acclamant la république comme le seul gouvernement juste, équitable, rationel, sans songer qu'il n'a jamais eu en France qu'une durée éphémère, qu'il est et ne peut être qu'un gouvernement de transition.
Source : Gallica

Théodore Pérard La force des choses : lettre à un ami sur la situation politique… (1871)

Le contrôle, la discussion systématique, née du suffrage universel, seront toujours les écueils inévitables de tout gouvernement électif et constitutionnel qui s'établira sur cette base populaire, plus mobile que les vagues de la mer.
Un pouvoir contesté n'est plus un pouvoir, dit Balzac. Thiers lui-même avoue « que la discussion est une » conspiration permanente. »
Le pouvoir est une action et le principe électif est la discussion. Il n'y a point de politique possible avec la discussion en permanence.
Source : Gallica

Théodore Pérard La force des choses : lettre à un ami sur la situation politique… (1871)

Et comme remède et palliatif à tous ces maux, la nécessité absolue d'accepter cette forme légitime de gouvernement, avec toutes les garanties qu'un peuple le plus jaloux de ses droits puisse réclamer ; cette royauté pure du passé, n'ayant jamais pactisé avec la révolution; ennemie de toute menée sourde, de toutes tentatives simulées, représentant un principe d'ordre, de sécurité, de stabilité, de justice et ne voulant le faire prévaloir que par la libre volonté de la nation.
Source : Gallica

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