Résumé

Charles de Nogeret Situation morale et politique de la France en 1870 (1870)

Il n'en fallut pas davantage pour motiver une rivalité qui, si mesquine qu'elle fût par ses motifs, ne devait pas moins aboutir à une révolution.
Les griefs de la bourgeoisie ne prirent point assurément les proportions d'un fait général ; ils n'atteignirent que le coeur des grands seigneurs de la finance, de ceux qui prétendaient, dans la société, à la prédominance et au premier rang. Aussi, isolés et peu nombreux, ces messieurs ne pouvaient rien par eux-mêmes. Jamais, sans recourir aux masses, on ne renverse un gouvernement.
Source : Gallica

Charles de Nogeret Situation morale et politique de la France en 1870 (1870)

A la décadence de la foi religieuse et des convictions philosophiques, à la décadence de la morale et de l'art, la foi politique pouvait-elle survivre ? Hélas ! elle n'existe plus, si ce n'est dans le coeur de quelques hommes, tellement isolés, qu'ils ne peuvent plus même faire entendre leur voix.
Chacun de ces partis qui, avec une si merveilleuse adresse, renverse les gouvernements, connaît les profits du triomphe sans doute ; il connaît ses desseins et son but ; mais de tels sentiments ne peuvent constituer une foi.
Source : Gallica

Charles de Nogeret Situation morale et politique de la France en 1870 (1870)

Si un rêveur conçoit une utopie, il ne cherche point à l'imposer à l'Etat en bouleversant toute la société. Il se relègue sur un coin de terre avec quelques adeptes, et se met en mesure de prouver au genre humain qu'il a trouvé l'ineffable secret de son bonheur.
Nous venons, si je ne me trompe, d'énumérer des qualités vraiment républicaines ; aussi la république des Etats-Unis existe-t-elle ; et si quelque révolution surgit, elle est amenée par des causes générales, par le conflit des intérêts de contrées différentes ; mais jamais par l'ambition des partis.
Source : Gallica

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