Antonin Châtel, Napoléon III et l'opposition, par Antonin Chatel… (1870)
“ En admettant qu'il ait jamais été ce que tout Gouvernement devrait être, la somme des idées et des intérêts d'un pays, il y a longtemps qu'il n'exprime plus rien que lui-même. Loin de précéder l'opinion loin même de marcher parallèlement à elle, il s'écarte pour la laisser passer. Il n'est plus à la tête de la Nation, il est on ne sait où, sur les derrières, regardant avec dépit les événements qui se précipitent, menaçant tour à tour et résigné, attendant et guettant, incertain de ce qu'il doit faire, mais aussi prêt à un coup de force qu'à une abdication. ”
