Résumé

Albert Tissier Théorie et pratique de la tierce opposition… (1890)

La tierce opposition, au fond, remet tout en question. C'est une voie de recours, mais d'un caractère particulier ; le recours se combine avec une action toute nouvelle devant donner lieu à un débat nouveau. Le point de départ de la tierce opposition, comme de l'exception de relativité, c'est que le jugement est pour le tiers opposant res inter alios judicata. Seulement, au lieu de se contenter de rester sur la défensive pour opposer, au jour venu, la relativité de la chose jugée, le tiers opposant prend l'offensive et veut faire modifier les dispositions du jugement.
Source : Gallica

Albert Tissier Théorie et pratique de la tierce opposition… (1890)

Si nous supposons qu'il s'agisse d'un tiers à qui le jugement préjudicie et qui jusque-là en a ignoré l'existence ou ne s'est pas rendu compte de sa portée, il est facile à ce tiers de repousser le jugement comme lui étant étranger ; la prescription du droit de tierce opposition ne lui nuit pas d'une façon bien grave, puisque ce droit a un caractère facultatif. Si nous supposons qu'il s'agisse d'un ayant cause victime d'un dol ou d'une fraude, nous ne faisons qu'appliquer ici une règle analogue à celle de l'action paulienne.
Source : Gallica

Albert Tissier Théorie et pratique de la tierce opposition… (1890)

La tierce opposition basée sur le dol ou la fraude est toujours obligatoire.
Ainsi que nous l'avons dit déjà, notre procédure, sous le nom de tierce opposition, réunit deux actions, présentant sans doute de nombreuses analogies, mais essentiellement différentes par leur nature, leur but, leurs conditions de recevabilité.
D'une part, des personnes, non parties ni représentées à un jugement, en éprouvent un préjudice.
Elles peuvent faire tierce opposition. Elles n'y sont pas forcées ; elles peuvent aussi agir comme si le jugement n'existait pas, et l'écarter, si on le leur oppose.
Source : Gallica

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