Résumé

Edouard Deblock Faculté de droit de Lille. De la Juridiction des référés… (1897)

En organisant la procédure propre aux affaires commerciales, la loi est partie de cette idée fort juste que les procès de cette nature requièrent célérité et doivent être jugés rapidement. Les affaires civiles requérant célérité jouissent elles-mêmes de certaines faveurs qu'il est inutile de rappeler, et s'il y a urgence, la loi leur ouvre même la voie du référé. N'est-il pas étrange de refuser ce bénéfice aux affaires commerciales qui en ont tout particulièrement besoin ? En vain dirait-on que la procédure commerciale offre les avantages des référés.
Source : Gallica

Edouard Deblock Faculté de droit de Lille. De la Juridiction des référés… (1897)

L'exécution forcée — par opposition à l'exécution volontaire — comporte des droits réels, et des droits de famille comme quand il existe un devoir moral de faire ou de ne pas faire (obligation pour la femme d'habiter avec son mari ; droit de correction ; dette alimentaire) . Elle consiste soit en une obligation de délaisser, c'est-à-dire de remettre une chose matériellement, ou un corps certain qui est entre les mains du débiteur, soit en une obligation de faire ou de ne pas faire, et alors, comme il est impossible de contraindre matériellement le débiteur, elle se résout en dommages-intérêts.
Source : Gallica

Edouard Deblock Faculté de droit de Lille. De la Juridiction des référés… (1897)

Lorsqu'un obstacle sera apporté à l'exécution d'un acte ou d'un jugement, quel que soit le juge à qui cette difficulté soit dévolue, aussi bien devant celui qui devra juger provisoirement que devant celui qui devra juger définitivement, la question se posera toujours la même : l'opposition faite à l'exécution est-elle légitime ? Par suite, il faut, ou dénier toute compétence au juge des référés en pareille matière, ou lui reconnaître le droit d'apprécier provisoirement même la question principale.
Source : Gallica

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