Nicolas Lavielle

Résumé

Nicolas Lavielle Études sur la procédure civile… (1862)

Et à quelles autres fins que de le représenter à l'ordre un créancier remet-il à un avoué sa lettre de convocation à ce même ordre et les titres de la créance qui doit s'y débattre? Quel mandat plus exprès? Quel acte plus significatif? Quelle volonté mieux exprimée ?
A-t-on jamais vu l'exemple d'un avoué se présentant devant le juge sans mandat ou avec un mandat supposé, et s'exposant ainsi bénévolement, audacieusement à une action en désaveu, à des dommages-intérêts, à des poursuites disciplinaires, à la perte de l'estime, de la confiance du tribunal et de ses confrères ?
Source : Gallica

Nicolas Lavielle Études sur la procédure civile… (1862)

L'article 184 du Code pénal punit en effet de l'emprisonnement et de l'amende « tout officier de justice ou de police qui se serait introduit dans le domicile d'un citoyen hors les cas prévus par la loi et sans les formalités qu'elle a prescrites. »
C'est notre huissier du dimanche ou de la nuit, opérant sans la permission du juge.
L'article 260 du même Code punit aussi des mêmes peines ceux qui empêcheraient de célébrer et d'observer certains jours de repos.
L'esprit des deux lois est le même. Seulement la loi pénale est plus sévère que la loi civile
Source : Gallica

Nicolas Lavielle Études sur la procédure civile… (1862)

Cette disposition, dit M. Boncenne (t. IV, p. 487) , qui ne veut pas qu'un expert attache son nom à l'opipinion qu'il émet, ressemble à un vieux lambeau de notre procédure civile cousu à nos Codes; elle nous paraît tout à fait en désaccord avec nos idées de publicité. On craint les ressentiments, les récriminations; mais un expert n'apporte à la justice que le témoignage de son art et de ses calculs. La déposition est bien autrément irritante, et pourtant les noms ne se voilent pas dans les enquêtes.
Source : Gallica

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