N.-Alfred Carré, Compétence judiciaire des juges de paix en matière civile… (1888)
“ De bons esprits n'hésitent pas à penser que le juge de paix, magistral de famille, n'est enchaîné ni par les subtilités, ni par les exigences des textes, et que ses décisions peuvent impunément et uniquement se baser sur l'équité. Suivant nous, c'est une grave erreur. Oui, assurément dans les pures questions de fait, il statuera d'après les seules inspirations de sa conscience. Mais qu'un point de droit surgisse au procès, alors l'homme s'efface devant le magistrat, et le devoir du magistrat est de n'obéir qu'à la loi, quelque rigoureuses que soient ses prescriptions. ”
