Gaston Griolet, De l'autorité de la chose jugée en matière civile et en matière criminelle (1868)
“ Le jugement qui est rendu sur une inscription de faux est une sorte de jugement préjudiciel ayant pour objet la sincérité d'un acte. C'est, comme on l'a dit, un procès fait à la pièce elle-même. La déclaration par laquelle le juge affirme ou nie la fausseté d'un acte contre lequel on s'est inscrit en faux aura donc l'autorité de la chose jugée. Mais il ne faut pas oublier que la fausseté d'un acte n'est cependant qu'un simple fait et non un rapport de droit, en sorte que, d'après la règle ordinaire, elle ne serait pas consacrée par l'autorité de la chose jugée. ”
