Résumé

Alfred Madier de Montjau Discours prononcé par M. Madier-Montjau aîné… (1871)

On vous a dit, Messieurs, qu'il fallait étouffer un débat irritant, craindre ses suites et les agitations qu'il pourrait soulever dans notre société. Et nous, nous vous disons, Messieurs, avec un grand publiciste, avec un. gentilhomme du siècle passé, qui fut en même temps un grand magistrat, nous vous disons avec Montesquieu : Ceux qui craindraient toujours les agitations, craindraient toujours la liberté; car les agitations en sont inséparables.
Craignez plutôt le calme qu'on vous demande, Messieurs ; car là où il n'y a plus de justice, là, il n'y a plus de société.
Source : Gallica

Alfred Madier de Montjau Discours prononcé par M. Madier-Montjau aîné… (1871)

Je n'ai pas changé d'opinion depuis vingt ans, que j'ai passés à travailler et à réfléchir; et je vous dis, Messieurs, avec un de nos plus grands poètes qui fut mon collègue à l'assemblée' législative : Le suffrage universel peut tout dans les limites du droit ; pas un atome au-delà. Il peut, sans jamais abdiquer toutefois, modifier les constitutions, décréter ou dissoudre les armées, transformer l'administration de la base au sommet, déchaîner justement la guerre ou donner le signal de la paix; mais il ne peut pas faire « qu'une pomme volée ne soit pas un vol. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature