Résumé

Portrait de Léon Lefébure Léon Lefébure Discours prononcé le mardi 16 novembre 1869… (1869)

Une immense contradiction pèse sur nous. Il est permis plus que jamais de le dire, notre société offre l'image de ce chaos si bien défini par ces paroles : « Chaque chose n'est pas à sa place, et il n'y a pas une place pour chaque chose. »
Oui, sans doute, la centralisation pouvait être bonne quand il s'agissait de créer, d'affermir l'unité nationale, cette grande oeuvre de plusieurs siècles ; mais elle est un non-sens, mais elle est devenue un obstacle absolu, dès qu'il s'est agi de fonder le règne de la liberté, dès que le suffrage universel est apparu avec la démocratie triomphante.
Source : Gallica

Portrait de Léon Lefébure Léon Lefébure Discours prononcé le mardi 16 novembre 1869… (1869)

Outre que le sentiment chrétien nous en fait un devoir, c'est devenu la condition essentielle du bon exercice du suffrage universel, la condition du maintien de la paix sociale. Répandre les lumières dans le peuple, améliorer sa situation, l'élever , rapprocher les classes ; telle est la grande oeuvre qui doit éveiller toute notre sollicitude. (Applaudissements.)
Ainsi, Messieurs, ne craignons pas de voir revenir le parlementarisme, tel qu'il a existé ; il nous revient avec le suffrage universel et nous sommes maîtres d'éviter les erreurs qui l'ont perdu.
Source : Gallica

Portrait de Léon Lefébure Léon Lefébure Discours prononcé le mardi 16 novembre 1869… (1869)

D'où vient que la presse est aujourd'hui une arme si dangereuse, une cause de perturbation si effroyable au point de vue social ? C'est qu'elle exerce une action sans limites, c'est qu'elle parait résumer en elle seule l'opinion ; c'est que les citoyens se taisent, c'est que nos assemblées locales sont sans voix, c'est que tous les griefs, les intérêts froissés, les droits méconnus se tournent vers la presse, comme vers leur unique interprète.
Source : Gallica

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