Résumé

Banquet patriotique du Mans. 25 octobre 1840 (1840)

Le pouvoir, débarrassé du frein qui l'arrête, se croit tout permis, il peut tout oser. Si la presse n'est plus libre, qui donc démasquera à la face du pays les lâches et les traîtres? Qui donc apprendra au peuple et ses droits et ses libertés ? Rallions-nous autour de la presse, Messieurs; que sa voix puissante nous anime , que ces accents généreux nous, appellent aux armes pour venger l'honneur et défendre les intérêts de la patrie!
Source : Gallica

Banquet patriotique du Mans. 25 octobre 1840 (1840)

Messieurs, les circonstances sont solennelles : si nous ne relevons pas la tête pour parler un langage haut et ferme, nous deviendrons , nous, les complices de ceux qui ont osé écrire que les traités de 1815 étaient des traités glorieux. Et prenons-y garde, Messieurs, c'este en acceptant ainsi tous les faits accomplis que lentement et paisiblement on descend dans l'abîme de la servitude. On se croit libre encore, on s'entretient dans ce doux rêve , et, quand on se réveille , on s'aperçoit trop tard qu'il n'y a plus de liberté , plus de nation.
Source : Gallica

Banquet patriotique du Mans. 25 octobre 1840 (1840)

D'un saint courroux l'on sent frémir son coeur... Tout citoyen doit être un électeur ; Chaque électeur un éligible !
En te créant, Peuple , Dieu te fit libre.. Qui t'asservit outrage donc les cieux... D'indépendance en toi que la foi vibre Et tu rompras des liens odieux... N'entends-tu pas dans l'avenir paisible Cent mille voix qui repètent en choeur ? Tout citoyen peut être un électeur; Chaque électeur un éligible !
Source : Gallica

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