Louis-Charles Decazes

Résumé

Louis-Charles Decazes Réunion publique tenue à Libourne… (1870)

Nous savons, en effet, que les questions mal posées ont pour conséquence première et inévitable de créer aux partis des situations factices et passagères, dont les esprits superficiels peuvent seuls s'effrayer, car, en réalité, on n'en saurait rien conclure; rien, sinon que ces phénomènes ne se produisent que lorsque le gouvernement a commis une de ces fautes capitales qui réunissent tous les partis dans un accord forcé et commun, et que nous sommes en présence de l'une de ces fautes.
Source : Gallica

Louis-Charles Decazes Réunion publique tenue à Libourne… (1870)

De telle sorte que seul, sans contrôle, sans discussion et sans intervention préalables de vos représentants, il pourra prendre l'initiative des réformes administratives — politiques — sociales. « Mais le suffrage universel en sera saisi, » nous répond-on ! Oui; saisi par le Pouvoir exécutif — à l'heure qu'il aura choisie — dans les termes qu'il aura déterminés, — et la nation devra statuer alors sans discussion, sans études préalables, sans amendement possible
Source : Gallica

Louis-Charles Decazes Réunion publique tenue à Libourne… (1870)

Ah, messieurs, ne nous y trompons pas ! avec une semblable Constitution, la liberté ne serait pas une institution, elle ne serait plus qu'une expérience. Une expérience qui cessera le jour où le pouvoir le voudra, le jour où une surprise sera possible. Et ne savonsnous pas qu'en ce pays de généreuses illusions et d'aveugles enthousiasmes il est malheureusement des heures pour toutes les surprises?
Voilà le régime plébiscitaire tel qu'il est.
Ne nous parlez donc plus de gouvernement représentatif, ne nous parlez même plus de gouvernement parlementaire
Source : Gallica

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