Résumé

Auguste Salme De l'Inviolabilité des représentants du peuple… (1851)

« Aucun représentant de la nation ne pourra être poursuivi devant les tribunaux, ni recherché en aucune manière, ni en aucun temps, pour raison de ses opinions, ni pour tout ce qu'il aura dit, écrit ou fait dans l'exercice de ses fonctions de représentant; il n'est comptable qu'au corps législatif. »
C'est sous une monarchie, il faut le remarquer, sous une monarchie qui avait encore les allures et les traditions de pouvoir absolu, que ce principe de l'inviolabilité et de la souveraineté de l'Assemblée nationale est ainsi établi et consacré.
Source : Gallica

Auguste Salme De l'Inviolabilité des représentants du peuple… (1851)

Mais si une réparation est légitimement due à quelqu'un, n'est-ce pas au représentant dont l'inviolabilité a été si dédaigneusement foulée aux pieds? Mais si quelqu'un a transgressé son droit, oublié la loi, méconnu toutes les convenances , n'est-ce pas ce créancier cupide qui, passant par-dessus l'Assemblée souveraine, n'a pas craint de porter la main, pour une somme de moins de douze cents francs , sur une personne qu'il savait ou qu'il devait savoir inviolable ?
Source : Gallica

Auguste Salme De l'Inviolabilité des représentants du peuple… (1851)

C'est la souveraineté nationale qui crée le pouvoir législatif comme tous les autres pouvoirs. Donc elle lui imprime nécessairement le caractère de continuité qui est dans sa nature, et par suite celui d'inviolabilité et de permanence.
De ces propositions évidentes, nous tirons la conséquence, par une déduction à fortiori, que l'art. 37 de la Constitution protége également les représentants contre l'exercice de la contrainte par corps, tant que les créanciers n'ont pas obtenu l'autorisation de l'Assemblée.
Source : Gallica

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