Résumé

La révolution sociale : son principe… (1879)

Mais une nation libre, qui tient dans ses mains l'existence de son gouvernement, n'a pas à craindre qu'il entrave la liberté individuelle plus qu'il n'est nécessaire.
Il faut restituer, en politique, à ce mot de liberté, son véritable sens, qui est celui de souveraineté nationale. Cette liberté, toute nation la possède dès qu'elle en est digne; mais lorsqu'on la possède, on ne doit point s'épuiser à réclamer une liberté vague qui peut être la négation de tous les biens. Il faut alors rechercher purement et simplement l'intérêt général.
Source : Gallica

La révolution sociale : son principe… (1879)

La Révolution, c'est le renversement, sous la pression de la force populaire, des institutions jugées contraires à l'intérêt général. C'est aussi l'établissement de nouvelles institutions, estimées conformes à cet intérêt. Si la Révolution est destructive, elle est éminemment réorganisatrice, comme en témoigne l'oeuvre de la Constituante.
L'esprit de la Révolution, c'est donc la recherche de l'intérêt général; par conséquent, c'est la justice et l'humanité; c'est encore l'activité, le courage, les bonnes moeurs; car telles sont les conditions de la conservation et du bonheur des hommes.
Source : Gallica

La révolution sociale : son principe… (1879)

Jamais aucun gouvernement n'a autant travaillé pour le bien du pays.
Et pourtant on a l'habitude de honnir la Convention. On la considère comme le plus odieux des gouvernements. Ce sont les ennemis de la liberté qui ont accrédité cette injuste et dangereuse opinion ; ce sont les partisans du fanatisme et de la tyrannie; l'ignorance la propage. Or, la Convention, c'est la liberté nationale même, et c'est la seule République. Hors d'elle, il n'y a rien de puissant et de durable.
Source : Gallica

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