Résumé

A messieurs les Sénateurs. Première lettre politique par M. de Sainte-Marie… (1877)

La Chambre des députés a sa place légitime. Ne diminuer en rien cette grande place, mais ne pas lui laisser envahir celle du pouvoir exécutif, ni celle du Sénat; voilà ce qui importe, non pas tant au Sénat comme prérogative, qu'au pays comme salut.
La Constitution, par cela même qu'elle est, ne peut pas être, sans défense, livrée à qui veut l'enfreindre.
Le Sénat en est l'un des gardiens compétents et autorisés.
Et puis, on s'effraye un peu trop des conflits. Le conflit c'est l'antagonisme passionné, la discussion excessive.
Source : Gallica

A messieurs les Sénateurs. Première lettre politique par M. de Sainte-Marie… (1877)

Ainsi par sa base dans le suffrage universel, qui fait du Sénat la Représentation des communes aussi bien que des départements (rapport du 22 février 1875) et par sa durée, par la suite des traditions qui se perpétue en lui, le Sénat a sa nature et sa mission bien tracée. Pouvoir médiateur, pouvoir modérateur, c'est précisément pour un état de trouble comme celui où nous sommes, c'est surtout pour la solution des étals de luttes et de crises, c'est pour garantir à la fois le pouvoir et la liberté, qu'il a été institué.
Il est bien difficile d'éviter toute crise.
Source : Gallica

A messieurs les Sénateurs. Première lettre politique par M. de Sainte-Marie… (1877)

Obligés de reconnaître au Sénat le droit de dissolution, ils ne veulent pas de moyens plus tempérés pour arrêter dans la voie inconstitutionnelle; ils poussent aux extrêmes; ils veulent, à force de la chauffer à l'excès, faire sauter la machine constitutionnelle.
La nation ne peut pas et ne doit pas être ainsi mise sans cesse en ébullition ; et toute cette vapeur employée, ainsi que je l'ai déjà dit, à un seul des rouages de la Constitution, à un seul des pouvoirs, à la seule Chambre des députés
Source : Gallica

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