Résumé

La constitution de 1875 et les élections de 1877 (1877)

Aujourd'hui, en France, il n'y a que le suffrage universel, sans contre-poids réel dans la balance.
Il est juste, il est libéral qu'on fasse au nombre une part dans l'administration des affaires publiques ; mais faut-il encore qu'on donne à ce pouvoir un certain équilibre et un contre-poids. Des trois pouvoirs constitutionnels, celui du Président de la république est en réalité le plus faible ; il serait juste qu'il fut au moins égal à celui du Sénat, et voici dans quel sens la Constitution devrait être reformée.
Source : Gallica

La constitution de 1875 et les élections de 1877 (1877)

Pour conjurer ce péril, il faut que le Sénat et la Chambre délibèrent séparément, et qu'en cas de dissidence le choix du Sénat l'emporte sur celui de la Chambre.
Aujourd'hui, quand il vote, le suffrage universel n'accomplit pas un acte constitutionnel ; il met seulement un grand nombre de voix à la disposition du parti socialiste , qui marche à l'assaut de la Constitution pour la renverser. Son succès, qui est inévitable, si on n'y met pas ordre, amènera infailliblement une révolution.
Source : Gallica

La constitution de 1875 et les élections de 1877 (1877)

On peut être sûr d'avance que ces élus du suffrage universel, pris en masse, seront moins aptes à remplir leur mission que s'ils étaient choisis par un nombre d'Electeurs plus restreint et plus instruit.
Autre remarque : quand le chef de l'Etat, bien conseillé, voudra prendre ses ministres parmi les élus de ces deux sortes de suffrage, universel ou restreint, on est certain qu'il saura distinguer quels sont les meilleurs. Ceux-ci se reconnaissent à des signes infaillibles. Plus l'homme s'élève par son travail et par son intelligence, plus son esprit se développe et grandit
Source : Gallica

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