Résumé

L'organisation des pouvoirs par la création d'une seconde assemblée (1874)

Le président de la République n'est que le fondé de pouvoir de la majorité du jour, l'administrateur de sa fortune politique, le distributeur de ses faveurs gouvernementales ! C'est pour marcher à la tête et du même pas dans la voie convenue que cette majorité l'a élu chef du pouvoir exécutif. S'il va trop lentement, il est poussé par elle ; s'il va trop vite, il n'en est pas suivi ; s'il tente de sortir de la voie qu'elle lui a tracée la veille de son élection, il en est empêché par les mille obstacles que la Constitution accumule autour de son initiative
Source : Gallica

L'organisation des pouvoirs par la création d'une seconde assemblée (1874)

Aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse, en Suède et Norvège, au Brésil, le Sénat est nommé, soit au second, soit au premier degré, par les électeurs qui nomment les députés. Il sert de contrepoids d'un côté au peuple, de l'autre au pouvoir exécutif. Ces Assemblées sont des pouvoirs constitutionnels effectifs, et il est permis de penser que, fortes de leur origine élective, elles résisteraient victorieusement aux attaques de la révolte armée. Mais, en résumé, le pays où la position du Sénat est la plus considérable, c'est l'Amérique.
Source : Gallica

L'organisation des pouvoirs par la création d'une seconde assemblée (1874)

Le suffrage universel, ainsi manié, aura produit, au premier degré, une Chambre d'hommes d'affaires ardents; au second degré, une Chambre d'hommes politiques prudents. Ce résultat, s'il a été prévu par les auteurs de la Constitution de 1787, a été un chefd'oeuvre d'habileté politique ; s'il est fortuit, il est le comble de la fortune pour une société à la fois démocratique et conservatrice; car il résout le problème du suffrage universel au profit de la stabilité du gouvernement et de la sécurité du pays.
Source : Gallica

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