Résumé

Première à MM. les Sénateurs et Députés… (1880)

Si le suffrage universel n'a pas eu de plus heureux effets que le suffrage restreint, c'est que l'un et l'autre ont été décrétés par des rêveurs.
De même que les outils les plus parfaits, les meilleurs principes mal appliqués ne donnent que de mauvais résultats.
Comment les électeurs, dans l'un ou l'autre cas, auraient-ils pu faire de bons choix? Ils n'ont été jusqu'ici que des machines à voter. Ce sont toujours les comités qui imposent les candidats, pour lesquels nous allons au scrutin comme des troupeaux menés à la tonte ou à l'abattoir.
Source : Gallica

Première à MM. les Sénateurs et Députés… (1880)

Dans la politique, dans les carrières administratives, dans tous les services de l'Etat, dans l'industrie ou le commerce, au bureau ou à l'atelier, on ne veut que des capacités moyennes.
Ceux devant lesquels on ferme ainsi toute issue et dont on brise l'avenir deviennent des ennemis dangereux pour la société. Ils sont peu, leur nombre ne représente qu'une fraction insignifiante de la population, mais ils sont puissants par l'énergie, le courage, la volonté, l'instruction et l'intelligence.
Source : Gallica

Première à MM. les Sénateurs et Députés… (1880)

Jamais, dans aucun pays, il ne s'est trouvé une assemblée réunissant un aussi grand nombre d'hommes intelligents, honnêtes et courageux. Les électeurs étaient alors bien autrement ignorants et incapables de juger les hommes politiques, qu'ils ne le sont aujourd'hui. Cependant, presque tous ceux qu'ils choisirent devinrent célèbres. Pourquoi ne pas employer le mode de suffrage universel qui a si bien réussi à nos pères?
Dans l'ancienne France, il en était des élections comme des détails de l'administration : il y avait une foule de variantes dans l'application de chaque mesure.
Source : Gallica

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