Paul Gide, De la Condition de l'enfant naturel et de la concubine… (1880)
“ En instituant la famille civile et en lui donnant pour base la patria potestas, la loi romaine, dit-on, n'a pas voulu méconnaître la famille naturelle. Elle a fait à chacune sa place et sa part, et, sous les deux qualifications bien distinctes d'agnation et de cognation, elle les a constamment opposées l'une à l'autre. Si le fils naturel n'est pas l'agnat de son père, il est du moins son cognat; car ce n'est pas la loi qui fait les cognais, c'est la nature : la cognation est, comme Gaïus l'a si bien dit, un de ces « naturalia jura qum civilis ratio corrumpere non potest (1) ». ”
