Résumé

Paul Gide De la Condition de l'enfant naturel et de la concubine… (1880)

La mère, comme le père, va prendre dans la famille une position toute nouvelle. L'ancienne jurisprudence ne voyait dans la filiation maternelle qu'un simple rapport de fait; tous les enfants, naturels ou légitimes, succédaient à leur mère au même, titre et sans distinction. Justinien abroge cette loi comme injurieuse pour la mère (1) . Il n'appelle à la succession de la matrone de haut rang que les enfants issus du mariage,: il en exclut les bâtards. Par là, il consacre la maternité légitime; et fait entrer la mère dans le cercle de la famille légale, d'où l'ancien droit l'avait exclue.
Source : Gallica

Paul Gide De la Condition de l'enfant naturel et de la concubine… (1880)

En instituant la famille civile et en lui donnant pour base la patria potestas, la loi romaine, dit-on, n'a pas voulu méconnaître la famille naturelle. Elle a fait à chacune sa place et sa part, et, sous les deux qualifications bien distinctes d'agnation et de cognation, elle les a constamment opposées l'une à l'autre. Si le fils naturel n'est pas l'agnat de son père, il est du moins son cognat; car ce n'est pas la loi qui fait les cognais, c'est la nature : la cognation est, comme Gaïus l'a si bien dit, un de ces « naturalia jura qum civilis ratio corrumpere non potest (1) ».
Source : Gallica

Paul Gide De la Condition de l'enfant naturel et de la concubine… (1880)

A l'égard de la mère et de tous les parents maternels, la loi place l'enfant légitime et le bâtard sur un pied de parfaite égalité. Ils succéderont ensemble, au même titre, pour la même part ; ils auront l'un et l'autre la même légitime et les mêmes actions pour la réclamer (1) . Et ces avantages exorbitants, la loi ne les accorde pas seulement aux enfants nés d'un concubinat, mais à tous les enfants naturels sans distinction, quelque honteuse que soit leur naissance.
Source : Gallica

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