Résumé

Henri Marion Giraud Teulon. — Les origines de la famille

Mais la plupart du temps les enfants sont entièrement inconnus à leur père et le père à ses enfants. « Le trait distinctif de cette famille par les femmes, c’est d’être sans père. L’oncle y exerce souvent l’autorité du patriarche ; le mari n’a qu’une fonction : procréer. Il n’est qu’un amant légal, parfois même un simple esclave, et lorsqu’il entre dans la maison de sa femme, c’est autant pour servir que pour épouser. »
Les enfants portent le nom des mères, lequel descend seul le cours des générations ; « le père n’est qu’un personnage épisodique qui ne transmet pas le sien. »
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Henri Marion Giraud Teulon. — Les origines de la famille

« À ce moment s’élabore le principe de la famille : le mariage, c’est-à-dire l’union plus ou moins durable d’un nombre plus ou moins grand d’individus, devient une habitude ou une nécessité dans les communautés primitives. La notion de parenté individuelle surgit, mais d’abord limitée aux seuls parents par les femmes ; la première « famille » se dessine, se groupe autour de la mère, et non du père.
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Henri Marion Giraud Teulon. — Les origines de la famille

Compter scrupuleusement avec les faits ; bien plus, n’édifier que sur eux et demander nos théories à la réalité elle-même, c’est là notre première règle ; mais il serait insensé de s’imaginer qu’on est tenu d’en rester au fait brut et de s’interdire la théorie. La besogne propre du philosophe au contraire, ou du savant, c’est d’expliquer, c’est-à-dire justement de faire jaillir de l’amas confus des faits « l’idée » qui les illumine.
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