Résumé

Jacques Flach Les Institutions primitives. Le lévirat et les origines de la famille… (1900)

Elle porte le nom de l'ancien, de l'aîné, du chef; elle forme un tout, une unité politique ou sociale, un clan ou une communauté de famille. Quand le chef meurt, les frères puînés ont, à raison même de leur sujétion et de leur affiliation, le devoir de la maintenir, de la faire durer sous son même nom, comme une entité. Il faut, d'une part, qu'ils continuent à A'ivre ensemble, comme si le chef vivait encore, et d'autre part qu'après eux une génération nouvelle continue de même, une génération en laquelle le chef revive.
Source : Gallica

Jacques Flach Les Institutions primitives. Le lévirat et les origines de la famille… (1900)

Il est difficile de savoir si les coutumes qu'on trouve à ce sujet dans les Weisthûmer du Moyen âge remontent à une haute antiquité. Grimm le croit. En tout cas, elles reflètent pour nous un état d'esprit voisin par bien des points de celui qu'on a souvent observé chez des sauvages : indifférence au sujet de la paternité physique; nulle répugnance à partager les faveurs d'une femme avec un ami ou un parent; égards pour la femme en tant que productrice d'enfants; intérêt de l'homme et de son chef d'avoir des fils, et dès lors de s'en procurer, au besoin, par les oeuvres d'autrui.
Source : Gallica

Jacques Flach Les Institutions primitives. Le lévirat et les origines de la famille… (1900)

Si la communication du souffle de Vie s'opérait du père à l'enfant par l'intermédiaire de la mère, il n'est pas difficile de Aroir que la fille pouvait, à son tour, transmettre plus directement que le fils à ses propres enfants le souffle initial qu'elle portait dans son sein, et que ce souffle pouvait être comme revivifié et renforcé par le mélange des haleines qui est, chez une foule de sauvages, la forme du baiser.
Source : Gallica

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