Résumé

Tribunal de Lille. Audience du 10 janvier 1834… (1834)

Non, Messieurs, ce qu'il y a d'illicite dans la cause, c'est de demander la nullité d'un traité fait de bonne foi ; ce qu'il y a d'immoral, c'est de repousser une réclamation légitime par des moyens réprouvés par la conscience et par l'honneur; ce qu'il y a de contraire à l'ordre public, c'est de vouloir annuler un acte émané de la volonté du Souverain et fait par lui dans la limite légale de ses attributions. Si je prouve que les époux Bayart avaient mérité la munificence du Chef de l'État
Source : Gallica

Tribunal de Lille. Audience du 10 janvier 1834… (1834)

Aussi Bayart a-t-il été contraint de battre en retraite sur le terrain des principes, et s'est-il réfugié dans les faits particuliers du procès. Il vous a dit : « Mais j'ai agi à découvert, mais le «Comte d'Artois savait tout, mais le Ministre savait tout aussi.»
» Qu'importe, au reste, que le Gouvernement ait su ou ignoré ce qui s'est passé ; est-ce qu'il n'y a pas une puissance supérieure au Roi lui-même ? Oui, Messieurs, c'est celle dont vous avez l'honneur d'être les organes, c'est la Loi !
Source : Gallica

Tribunal de Lille. Audience du 10 janvier 1834… (1834)

Messieurs, profiter de la position que le hasard nous donne, je dis le hasard, car en 1820 qui aurait pu prévoir les événements qui se sont accomplis depuis? profiter, dis-je, de sa position pour décliner une obligation naturelle, pour secouer un lien de conscience, pour nier ce que les hommes de tous les partis, de toutes les conditions sont convenus d'appeler une dette d'honneur, est-ce faire une chose honnête? Non, c'est faire une action malhonnête, c'est faire une chose odieuse, une chose ignominieuse ; car entre gens d'honneur, une convention est une chose sacrée.
Source : Gallica

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