Résumé

Charles Foucart Des Contrats relatifs aux offices ministériels (1898)

Une des espèces les plus curieuses de celles qui mettent en jeu la garantie de la paisible possession, en matière d'offices, est celle où le cessionnaire demande à son cédant, qui s'est réservé les recouvrements, de réparer le préjudice que la liquidation processive de ces débets a causé au bon renom de l'étude.
Cette question met en conflit deux droits qui, l'un et l'autre, sont également respectables : le droit de l'acheteur de recourir en garantie contre son vendeur qui a déprécié l'objet vendu ; le droit du créancier de saisir les tribunaux pour vaincre la résistance de ses débiteurs.
Source : Gallica

Charles Foucart Des Contrats relatifs aux offices ministériels (1898)

Pourquoi les tribunaux voient-ils dans les cessions, dont le prix consiste dans le partage des produits de la charge, tantôt une société et tantôt une convention où ne se rencontre pas le fait caractéristique de l'association, et dont la cause est parfaitement licite.
En vérité, on ne peut jamais les considérer comme des sociétés. Une société suppose que les associés contribuent aux pertes, de mêrre qu'ils se partagent les gains. Dans les espèces de cessions, précédemment notées, le vendeur n'entend certainement pas être responsable, vis-à-vis des clients, des dilapidations de son successeur.
Source : Gallica

Charles Foucart Des Contrats relatifs aux offices ministériels (1898)

Quant aux objections tirées de ce que le droit commun subit en matière de cession d'office des dérogations, elles ne prouvent rien contre l'opinion que nous défendons. Qu'importe que le cédant n'ait pas le droit de faire résoudre la vente en cas de non paiement du prix, conformément à l'article 1654 du Code civil ; que l'office ministériel ne puisse être vendu aux enchères (1) ; que le traité de cession soit soumis à l'agrément du Chef de l'Etat (2) etc ; ces restrictions dérogatoires au droit commun n'ont point d'influence sur la nature de la cession d'office.
Source : Gallica

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