Résumé

Maillet Appel à la justice publique [par Maillet… (1844)

La cour de Gand, loin de partager sa façon de voir, et de penser que je n'étais pas assez puni pour n'avoir rien fait qui ne fût légal, annula le jugement qui me condamnait. Si l'on eût eu quelque pudeur, on en serait resté là, car on m'avait fait assez de mal; mais non! battu sur ce terrrain, le Procureur du Roi en appela à la Cour de Cassation, sachant bien que mes ressources, épuisées par tant de procès ne me permettraient pas de le suivre partout. Perdant ma cause à Bruxelles, la gagnant même, je devais m'attendre à être renvoyé par devant la cour de Liège.
Source : Gallica

Maillet Appel à la justice publique [par Maillet… (1844)

Le Bourgmestre, de qui j'avais l'autorisation, était mort la veille, et, comme si, en Belgique, la mort d'un Bourgmestre devait interrompre le cours de toutes les choses administratives, même celui de la loi, un échevin, cédant on ne sait trop à quelle influence, n'avait eu rien de plus pressé que d'annuler l'autorisation qui m'avait été délivrée, et de charger un commissaire de police d'empêcher la vente de mes marchandises.
Source : Gallica

Maillet Appel à la justice publique [par Maillet… (1844)

L'argent me manquait. Par l'entremise d'une personne amie, je m'entendis avec un avocat du barreau d'Anvers qui, moyennant 300 francs pourpaiement des droits d'avoué, et 10 p. c. sur le montant de l'indemnité, devait se charger de mener abonne fin toutes les poursuites.
Cet arrangement pris, les trois cents francs versés entre les mains de l'avocat, je me livrai tout entier au soin de mes affaires. Mon intention était de terminer ma liquidation violemment interrompue, de solder mes créanciers, et de quitter un pays où je venais d'éprouver tant de tribulations.
Source : Gallica

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