Résumé

Les Cahiers de 1889 , par un négociant… (1885)

L'acheteur excipe simplement de l'art. 1965 du Code Civil, en invoquant l'exception de jeu ; et c'est l'importateur honnête, qui a engagé sa fortune dans le commerce national, qui a passé ses veilles à calculer, à peser les chances aléatoires, les risques inconnus, qui se trouve frappé par la loi ! Il avait tout prévu, hormis ce cas de la justice donnant raison à l'acheteur de mauvaise foi, arguant de l'exception de jeu pour faire exception d'honneur à sa signature !
Source : Gallica

Les Cahiers de 1889 , par un négociant… (1885)

« En vain chercherait-on dans leur décision même, la preuve fournie par eux-mêmes que ces opérations aboutissent à des livraisons réelles et à des paiements effectifs ; en vain aussi alléguerait-on qu'ils n'ont relevé aucune disproportion entre l'importance des marchés et la fortune de celui qui oppose l'exception de jeu. Il suffit pour échapper à la censure de la Cour de Cassation que l'arrêt attaqué déclare « que les prétendues opérations d'achat et de vente n'ont constitué que des opérations fictives et un véritable jeu. »
Source : Gallica

Les Cahiers de 1889 , par un négociant… (1885)

Attendu que, si la justice a pour mission de veiller à la scrupuleuse application de la loi, il ne lui est pas interdit de flétrir publiquement la conduite des hommes éhontés qui, lorsque l'adversité les frappe, cherchent dans la protection de la loi un refuge contre leur propre faiblesse ;
Qu'il est constant que Evode Chevalier, au mépris de tout sens moral, a encaissé des bénéfices réalisés par lui sur des opérations de jeu faites pour son compte, par l'entremise de Chevalier et Picard
Source : Gallica

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