Résumé

Amand Haumont La Faillite d'une loi, l'exception de jeu dans les marchés à terme… (1896)

Mais le jugement du 23 janvier dernier inaugure une jurisprudence absolument opposée. Comme les premiers arrêts rendus après la promulgation de la loi de 1885, sans se préoccuper de la loi « qu'on a faite », il applique résolument, en s'appuyant sur les travaux préparatoires dont il donne d'ailleurs une analyse plus complète que nous ne l'avons fait nous-même, la loi « qu'on voulait faire », et met tous les marchés conclus sous la forme de ventes ou achats à terme à l'abri de l'exception de jeu.
Source : Gallica

Amand Haumont La Faillite d'une loi, l'exception de jeu dans les marchés à terme… (1896)

Mais cette présomption, rien dans la loi n'en révèle l'adoption; une seule solution résulte avec certitude de l'article 1er, c'est que la circonstance qu'un marché se règle en fait par un paiement de différences ne suflit pas pour que ce marché doive être considéré comme fictif. Si le mode de règlement adopté ne suffit pas pour dénoncer le marché fictif, à quels caractères pourra-t-on distinguer le marché sérieux du marché simulé qui doit être annulé? On chercherait vainement dans la loi le critérium. Qui devra le fixer? Les tribunaux.
Source : Gallica

Amand Haumont La Faillite d'une loi, l'exception de jeu dans les marchés à terme… (1896)

Or, le projet de la commission écartait l'exception de jeu toutes les fois que le droit d'imposer ou d'exiger la livraison était conservé.
Mais, quels que pussent être les avantages du projet, son adoption n'eût jamais réalisé qu'une réforme incomplète, parce que la commission visait deux buts contradictoires : maintenir l'exception de jeu et supprimer les inconvénients qui en sont inséparables. Elle voulait réaliser une sorte de mariage entre le Grand Turc et la république de Venise.
Source : Gallica

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