Émile Verhaeren,
Parmi les cendres
“ Cette ville de Louvain pleine de calme, de bienveillance et de sagesse doit revivre à la lumière et sortir de sa ruine. L’Allemagne y instaurerait sa science brutale et courte ; ses professeurs à gages comme ses officiers ; ses méthodes sans souplesse, sans liberté et sans vie. La science, qu’elle soit esthétique, industrielle ou militaire n’est rien si elle n’est rehaussée d’art. Or c’est précisément l’art, cette chose mystérieuse mais indispensable, que l’Allemagne ignore en tout ce qu’elle projette, pense, veut et fait. Elle mécanise le monde, mais ne le grandit pas. ”
