Théophile Gautier

Théophile Gautier

Résumé

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Un tour en Belgique

“ Rien n’est moins bitumineux, moyen âge et fouillis que la ville d’Anvers ; pas le moindre ruisseau stagnant, pas la moindre rue dépavée, rien enfin de ce pêle-mêle pittoresque qui fait de Rouen une si charmante ville pour les artistes. Ysabey, Poitevin et autres seigneurs de la peinture ficelée, chiquée et culottée (pardon du mot) , ne trouveraient pas le plus léger sujet de croquis à Anvers ; tout y est large, vaste, bien aéré, d’une propreté fabuleuse ; tout y est peint à trois couches, même la cathédrale, qui est enluminée d’un pistache assez facétieux. ”
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Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Un tour en Belgique

“ La ville, vue à vol d’oiseau, présente la figure d’un arc tendu dont l’Escaut forme la corde : ses toitures d’un rouge vif et d’un bleu violet écaillaient encore vivement la brume du soir, qui commençait à monter. L’Escaut brillait par places, comme une lame d’acier poli : dans d’autres endroits, il avait l’éclat mat d’une glace tournée du côté du tain ; de l’autre côté du fleuve, on apercevait la Tête-de-Flandre, et par-delà, d’immenses prairies d’un vert velouté où les eaux de l’Escaut, qui font beaucoup de sinuosités, pailletaient de loin en loin. ”
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Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Un tour en Belgique

“ Qu’on se figure une grande place dont tout un côté est occupé par l’Hôtel de Ville, un édifice miraculeux avec un rang d’arcades, comme le palais ducal à Venise, des clochetons entourés de petits balcons à rampes découpées, un grand toit rempli de lucarnes historiées, et puis un beffroi de la hauteur et de la ténuité la plus audacieuse, tailladé à jour, si frêle que le vent semble l’incliner, et tout en haut, un archange doré, les ailes ouvertes et l’épée à la main. ”
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