Fernand Passelecq

Résumé

Fernand Passelecq Revue des Deux Mondes

À notre avis, en cette question si grave, la situation de l’Allemagne nous paraît exactement figurée par l’inextricable embarras d’un imprudent qui s’embourbe dans un marais et qui, à chaque effort tenté pour en sortir, s’enfonce davantage. L’orgueil national de ce pays l’a empêché, au cours de l’invasion, de soumettre à une enquête la parole de ses soldats ; il l’empêche encore maintenant de répondre à la mise en demeure qui lui est adressée de faire contradictoirement la preuve que des civils ont tiré.
Pareil refus est un aveu de son impuissance à faire éclater la vérité.
Source : Wikisource

Fernand Passelecq Revue des Deux Mondes

Tout incendie de village, toute fusillade d’otages, toute décimation de la population d’une commune dont les habitans ont pris les armes contre les troupes envahissantes, tous ces faits sont beaucoup moins des actes de vengeance que des avertissemens pour les villes non encore occupées.
Et il y a ceci qui ne peut faire de doute : c’est précisément en tant qu’avertissement que les incendies de Battice, de Herve, de Louvain et de Dînant ont eu de l’effet.
Source : Wikisource

Fernand Passelecq Revue des Deux Mondes

Le lendemain matin, une dame que les soldats voulaient empêcher de se mettre en sécurité, osa dire à l’officier : « N’ètes-vous pas honteux d’exposer ainsi des femmes et des enfans ? » Et lui de dire : « Si notre sang doit couler, le vôtre peut bien couler aussi ! »
Ces faits nous rappellent l’aveu que nous faisait, il y a quelques mois, un officier allemand : « Cette guerre n’a rien de chevaleresque. Il faut reconnaître que nous, Allemands, nous avions une culture supérieure. Mais il est triste de dire qu’à peine la guerre déclarée, il n’en restait plus rien. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature