Résumé

Montalembert , discours prononcés… (1913)

Que Montalembert soit béni de nous avoir donné cette grande leçon; qu'il soit béni pour toutes les vocations que la lecture des Moines d'Occident a fait éclore ; et qu'en terminant, il me soit permis de lui appliquer l'éloge qu'il fit de son ami, le Père Lacordaire : « Il sera, dans l'avenir, comme de son vivant encore plus aimé
qu'admiré, et nul ne contemplera jamais cette fière et noble figure sans qu'une larme surgisse, cette humble larme involontaire qui est le sceau de la vraie gloire et du véritable amour. »
Source : Gallica

Montalembert , discours prononcés… (1913)

Il a ces palpitations que tout artiste, que tout archéologue éprouve devant un monument, une sculpture, une fresque, une église, quelque débris sublime d'un art exquis d'autrefois. Mais cette joie pour lui s'augmente de toute la conception d'un idéal social et religieux. Il a de ces cris, quand devant ses yeux se découvre quelque œuvre d'art chrétien : « Ah ! c'est passer de l'exil à la patrie ! » Son cœur se fond en admiration, en joie, bien plus, en profonde et religieuse dévotion.
Source : Gallica

Montalembert , discours prononcés… (1913)

Il me semble vraiment qu'il est venu ici, en Belgique, ce jour de la justice, de l'honneur que prévoyait mon père. Il semble, après avoir vu passer devant nos yeux le beau, noble, véridique tableau qui vient d'être tracé avec tant d'enthousiasme, en entendant les applaudissements sans fin de cette magnifique assemblée, il semble qu'un voile se lève. Un monument superbe apparaît, non pas un monument de pierre : un véritable monument de vie. Montalembert est là devant nous, tel qu'il fut, tel qu'il voulut être, conforme à son vrai idéal, à sa foi.
Source : Gallica

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