Résumé

Henri Beaune M. Th. Foisset : notice biographique (1874)

Son cœur surtout ne vieillissait pas. Séparé par la tombe de ses meilleurs amis, le dernier survivant d'Ozanam, de Lacordaire, de Lenormant, de Montalembert, de Cochin, du P. Gratry, de ceux qui avaient formé autour de lui comme la famille de l'âme non moins tendre et non moins chère que celle du sang, il ne pouvait se défendre d'aimer ni de souhaiter d'être aimé. Il avait un besoin toujours nouveau de sympathie. Il recherchait de préférence celle de la jeunesse : l'affection et la confiance de l'homme lui paraissaient avoir d'autant plus de prix que celui-ci la porte dans un vase plus fragile
Source : Gallica

Henri Beaune M. Th. Foisset : notice biographique (1874)

Il y a des hommes qui n'ont pas assez de poésie pour l'exprimer au dehors, et pourtant le sentiment poétique est loin d'être oblitéré en eux. Il en est comme d'un flacon d'essence qui se brise : la goutte exhalée se répand sur l'ensemble de leur esprit et y laisse un léger parfum. Ils restent jeunes plus longtemps; on les retrouve frais et nullement moroses dans leur vieillesse, et c'est ce que chacun de nous a pu remarquer chez M. Foisset.
Source : Gallica

Henri Beaune M. Th. Foisset : notice biographique (1874)

C'est ce que disait le P. Lacordaire lors de ses premiers conflits avec le gouvernement de 1830.
Ni valet ni tribun, M. Foisset sut toujours se tenir à égale distance de l'insoumission et de la servilité. Sa franchise ne lui conquit ni la faveur ni la popularité, mais elle lui mérita quelque chose de plus, l'estime. Il n'y a que les convictions inébranlables qui régnent sur les
âmes, lorsque le talent rehausse la fermeté de la conduite et l'éclat du dévouement.
Source : Gallica

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