Léon Lefebvre

Résumé

Léon Lefebvre Revue des Deux Mondes

C’est que Luther n’a point été aussi inconséquent que vous l’aurez été, si vous ne vous soumettez pas ; c’est que Luther n’avait pas été pendant vingt ans le champion de l’infaillibilité du Pape, l’éloquent et sublime docteur de l’humilité et de l’obéissance, le redoutable et invincible adversaire de l’orgueil sous toutes les formes. Il n’avait pas été un des oracles de l’Eglise, l’espérance de tant d’âmes pieuses, l’objet du culte, pour ainsi dire, de tant de chrétiens, comme vous l’avez été. Il n’a trahi l’attente et la confiance de personne.
Source : Wikisource

Léon Lefebvre Revue des Deux Mondes

Méconnu, trop souvent calomnié, conscient des dangers de l’Église et ne pouvant y remédier, refoulé dans l’obscurité, l’impuissance et un sombre tête-à-tête avec la douleur physique, il lui sembla qu’il était tombé dans un abîme véritable. Il éprouva ces angoisses dont parle l’Écriture, où la vie semble tomber goutte à goutte dans le vide de l’âme : cadit vita guttulis amarissimis. La souffrance parfois lui arrache des cris qu’on peut prendre pour des murmures ; mais, en réalité, ce qui seul domine tout, c’est l’acceptation généreuse de l’épreuve et du sacrifice, la foi toujours croissante.
Source : Wikisource

Léon Lefebvre Revue des Deux Mondes

Pendant que les catholiques se réjouissent, que le Pape félicite Lamennais, que l’archevêque de Paris le comble de prévenances, il erre, lui, comme un fou à travers les rues de Munich. Dans l’attitude du maître, une sorte de duplicité le révolte. Remis de son affolement, il lui écrit la plus admirable des lettres, le conjurant de réfléchir, de ne point se démentir, de rester ce qu’il paraît être vis-à-vis du public ; il lui montre que rien n’est perdu ; quel rôle il peut jouer encore dans l’Église, il le presse avec toutes les inventions d’une infinie tendresse.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature