Résumé

G. de Molinari Les Congrès catholiques

Comme il l’avait fait la veille, il alla droit au cœur de la question, en déclarant qu’il demandait la liberté entière, absolue, non-seulement pour les catholiques, mais encore pour tous les cultes et toutes les opinions, non-seulement pour la vérité, mais encore pour l’erreur. Que la liberté morale me donne, dit-il, la faculté de choisir entre le bien et le mal, et non le droit de choisir le mal, c’est une vérité de foi et de raison ; mais, pour éclairer et déterminer mon choix, je ne veux écouter que l’église et non l’état.
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G. de Molinari Les Congrès catholiques

En attendant, ce qu’ont de mieux à faire les catholiques libéraux, devenus, hélas ! des schismatiques à l’état latent, c’est de prendre patience. Leur heure reviendra. Comme le disait M. de Montalembert au congrès de Malines, l’ancien régime est mort, il ne ressuscitera jamais, ni nulle part. Le jour où le gouvernement de l’église s’apercevra enfin qu’en s’attachant à ce cadavre il expose sa propre vie, il se retournera du côté des vivans, et l’alliance du catholicisme avec la liberté, qui a été la généreuse utopie de Montalembert, deviendra alors une féconde réalité.
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G. de Molinari Les Congrès catholiques

On a vu plus haut que M. de Montalembert avait engagé les catholiques à ne pas reculer devant le suffrage universel, sans se montrer d’ailleurs plus épris de la souveraineté du peuple que du droit divin. Selon le P. Sambin au contraire, tout le mal social dont nous souffrons provient uniquement de ce faux principe, en vertu duquel « le pouvoir ne descend plus de Dieu, sa source première, mais du peuple qui le délègue. » Où était la nécessité de cette profession de foi, personne n’ayant, que nous sachions, défendu le suffrage universel et la souveraineté du peuple au congrès de Poitiers ?
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