Résumé

Réponse de "l'Ère nouvelle", à M. de Montalembert

Le christianisme n'est pas plus la démocratie, qu'il n'est la monarchie et l'aristocratie. Il n'exclut aucune de ces trois formes de gouvernement temporel ; mais il est impossible de soutenir sérieusement qu'il ait plus de partialité pour les unes que pour les autres, à moins de croire qu'il n'ait changé de principe et de nature au dix-neuvième siècle. Il ne faut pas prendre les puissantes sympathies que le christianisme proclame et inspire en faveur des pauvres et des faibles, pour une conformité de principes avec le gouvernement démocratique......
Source : Gallica

Réponse de "l'Ère nouvelle", à M. de Montalembert

CONCILIATION. Oui, conciliation de la religion avec la liberté, conciliation du catholicisme avec la démocratie, conciliation de la foi. aveu la science! Que la démocratie s'épure, se règle, se modère par le sentiment chrétien ; que le clergé, que les catholiques, sans regret du passé, sans vaines terreurs pour l'avenir, s'allient, s'unissent, se fondent avec la vie nationale, avec le sentiment national ; et l'avenir de la patrie et du monde est assuré.
Source : Gallica

Réponse de "l'Ère nouvelle", à M. de Montalembert

Nous avons vu que la foi et la raison autorisent le langage qu'il proscrit. Serait-ce l'intérêt de la nation ? Mais M. de Montalembert juge comme nous que la nation a atteint son ère démocratique. Ses professions de foi politique ne permettent aucun doute à cet égard. « La République doit être démocratique, et elle le sera. On n'en saurait même concevoir d'autre. La démocratie est la seule force vitale de la politique moderne. Elle gouverne partout où elle ne règne
pas encore. Comment ne serait-elle pas souveraine de fait et de droit au sein de la République française ? »
Source : Gallica

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