Gabriel Ledos

Résumé

Gabriel Ledos Lacordaire (2e éd.) (1902)

« Si le Pape n'est pas infaillible, écrivait-il le 22 février 1828 à M. Foisset, faisons-le par le consentement infaillible de l'Église universelle. O jour magnifique, où la chrétienté dira au Père commun : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; la pierre fondamentale ne peut pas nous manquer; nous nous reposons sur elle. Ne croyez pas qu'il soit plus difficile de croire au Pape infaillible qu'à l'Église infaillible. L'orgueil croit tout ou rien, c'est une des grandes lois du monde (2) . »
Sans se jeter encore dans les bras de Lamennais, il sympathisait davantage avec lui.
Source : Gallica

Gabriel Ledos Lacordaire (2e éd.) (1902)

Il se rendait trop bien compte, comme l'écrivit plus tard un de ses religieux, que, tandis que « la prédication est une force intermittente et passagère, c'est l'éclair qui brille, le tonnerre qui gronde, c'est la pluie d'orage ;
l'éducation est une force continue, c'est la lumière qui s'ajoute sans cesse à la lumière, c'est la rosée qui vient chaque matin vivifier la fleur (1) ».
Mais les Dominicains jusqu'alors ne s'étaient guère occupés d'enseignement, et il était évident que ce genre d'occupation ne pouvait se concilier avec une étroite observance des règles.
Source : Gallica

Gabriel Ledos Lacordaire (2e éd.) (1902)

Lacordaire pouvait dire que Sorèze était « une école où la religion, les lettres, les sciences, les arts, c'est-à-dire le divin, le vrai, le réel, le beau et l'aimable, se partagent les heures d'un jeune homme et se disputent son cœur afin de jeter en lui les fondements si difficiles et si complexes d'une vie d'homme ».
Développant ce qui existait déjà, il y établit des moyens d'émulation, dont les analogues se retrouvèrent à peu près à Oullins : vingt-quatre membres des hautes classes élus au vote par leurs camarades formaient un Athénée.
Source : Gallica

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