Résumé

Pierre Honoré Fabre Nouveau manuel d'hygiène et d'économie domestique… (1854)

Le plus grand des défauts c'est bien l'ivrognerie, L'homme y perd la raison et abrège sa vie.
Pour combattre avec fruit mauvaises passions, Sachons faire un bon choix de nos relations.
Le travail, le sommeil se partagent la vie, Mais chacun dans son temps, la santé est servie.
Un bon tempérament est don de la nature, Ou bien le résultat de saine nourriture.
Tous nos membres sont faits pour subir l'exercice; Les fatiguer c'est trop, les négliger c'est vice.
Ne tolérons jamais de mauvaise habitude, De défauts pour plus tard c'est souvent le prélude.
Source : Gallica

Pierre Honoré Fabre Nouveau manuel d'hygiène et d'économie domestique… (1854)

Nous, peuples modernes, nous perdons nos aspérités par la culture. Ainsi que les arbres, il faut plier nos branches, sous peine de voir la serpe du jardinier gouvernant émonder les rameaux et nous aligner, en vertu de ce qu'on appelle ordre légal, habitude sociale, société civile enfin. Le célèbre Montaigne a bien raison sur ce point, en démontrant que la coutume force la nature à coups de bâton. Il trouve que nos plus grands vices prennent leur source dans l'habitude de notre plus tendre enfance , et que notre avenir dépend beaucoup plus qu'on ne pourrait croire de ceux qui nous élèvent.
Source : Gallica

Pierre Honoré Fabre Nouveau manuel d'hygiène et d'économie domestique… (1854)

Le véritable but de l'habitude doit être de rendre le corps plus apte à toutes les choses auxquelles on l'applique habituellement; on le façonne ainsi à toutes sortes de mouvemens, à vaincre le sommeil, la faim, la soif, comme à supporter les excès de gloutonnerie quand de rares occasions en font une obligation, comme
aussi à s'accommoder de tous les milieux froids, chauds, secs ou humides par lesquels les voyages ou l'exil peuvent le faire momentanément passer.
Source : Gallica

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