Joseph Fleury

Élements biographiques

Joseph Fleury Quelques-unes de nos conversations médicales… (1868)

L'air atmosphérique parfaitement sec, d'après le célèbre Lavoisier dont les recherches et les travaux sont immortels, est composé de 79 d'azote, de 21 d'oxigène et d'acide carbonique, 0,001. Notre air atmosphérique renferme donc le principe essentiel de la vie, l'oxigène.
L'air atmosphérique est la masse du fluide élastique qui, à part les vapeurs, les exhalaisons de tout genre qu'elle contient; constitue l'atmosphère qui enveloppe le globe, pénètre dans ses abîmes les plus profonds, entre dans la composition des corps et adhère à leur surface.
Source : Gallica

Joseph Fleury Unité médicale (1872)

Le blessé n'est-il pas atteint dans son tout? Nous en disons autant des lésions organiques où le médecin doit s'enquérir soigneusement du dynamisme vivant.
Le cancer, les scrophules, la syphilis et autres maladies organiques et vitales, ont-elles un siège ? Si oui, où donc est-il, sinon partout? L'antique vitalisme ne dirige-t-il pas notre esprit vers les sources d'un grand nombre de lésions réputées chirurgicales? Ce vitalisme ne nous montre-t-il pas que toute lésion spontanée et apparente est un effet et non la cause morbifique?
Source : Gallica

Joseph Fleury Quelques-unes de nos conversations médicales… (1868)

L'affection et la mort ne sont donc pas, dans cescas, l'effet d'un contact matériel, médiat ou immédiat : ni celui de l'inoculation du malade aux bien portants, mais elle a lieu parce que le malade nouveau a respiré le même air atmosphérique, que l'ancien. La souillure de l'atmosphère ambiante grossit sans cesse et devient plus morbigène, plus léthifère. Ne confondons
donc pas ces deux mots : contagion et infection.
Source : Gallica

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