Joseph Fleury

Résumé

Joseph Fleury Unité médicale (1872)

Le blessé n'est-il pas atteint dans son tout? Nous en disons autant des lésions organiques où le médecin doit s'enquérir soigneusement du dynamisme vivant.
Le cancer, les scrophules, la syphilis et autres maladies organiques et vitales, ont-elles un siège ? Si oui, où donc est-il, sinon partout? L'antique vitalisme ne dirige-t-il pas notre esprit vers les sources d'un grand nombre de lésions réputées chirurgicales? Ce vitalisme ne nous montre-t-il pas que toute lésion spontanée et apparente est un effet et non la cause morbifique?
Source : Gallica

Joseph Fleury Unité médicale (1872)

Dire que la chirurgie est ce qu'il y a de plus certain en médecine, quod in medicina cerium : c'est tout simplement émettre une fausse idée qui a cours encore parmi nous et surtout parmi toutes les personnes étrangères à la médecine.
Si nous considérons l'effet éloigné d'un topique ou d'un instrument tranchant, nous n'y reconnaîtrons souvent pas plus de certitude que dans l'administration d'un vomitif, d'un purgatif, du quinquina, de l'opium, du fer et de beaucoup d'autres médicaments.
Source : Gallica

Joseph Fleury Unité médicale (1872)

Pendant une épidémie meurtrière, la personne confiée à nos soins et qui aura contracté le mal au sein de l'épidémie, devra, autant que possible, être portée en dehors de la zone empoisonnée, et là, recevoir les soins nécessaires : je ne conçois rien de plus illogique que de vouloir guérir un malade dans le lieu même où il a contracté le mal, alors que le médecin traitant peut faire autrement.
Source : Gallica

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