Charles Louis Abel Tellier

Charles Louis Abel Tellier,  L'impôt unique et l'invasion de 1870 (1870)

“ La première dépense, celle de l'homme riche, aura causé, pour qu'il puisse satisfaire tous ses besoins, un mouvement d'affaires égal à 600,000 fr.; à 0 fr. 75 c. pour 100, elle aura produit 4,500 fr. ;
La seconde, pour satisfaire les besoins de l'homme pauvre aura amené un mouvement de seulement 6,000 fr.; à 0 fr. 75 c. pour 100, elle aura produit 45 fr.
L'un était cent fois plus riche que l'autre, et voilà que, précisément par la force des choses que produit l'impôt unique, il a mathématiquement payé cent fois plus!
”
Source : Gallica

Charles Louis Abel Tellier,  L'impôt unique et l'invasion de 1870 (1870)

“ Il n'en est pas un qui, en touchant ses coupons, ne payera l'impôt; qui, en dépensant le produit de ces coupons, ne le payera encore.
Équité donc, équité deux fois grande, puisque non-seulement elle fera payer l'argent qui jusqu'ici pouvait se soustraire à l'impôt, mais encore évitera les attaques incessantes qui s'élèvent contre un élément aussi utile que puissant.
Le capital, en effet, n'est pas la chose horrible que d'aucuns en veulent faire.
C'est la fortune mobilière qui est venue s'ajouter à la fortune immobilière, quand celle-ci n'a plus suffi à recevoir l'épargne.
”
Source : Gallica

Charles Louis Abel Tellier,  L'impôt unique et l'invasion de 1870 (1870)

“ A ce titre, l'impôt sur les factures est donc vraiment rationnel.
Seul, il doit équitablement remplacer tous les autres.
Mais ce mot de facture n'impliquait pas toutes les transactions, et ce sont elles toutes qu'il faut atteindre. Il fallait un mot plus générique pour désigner cet impôt. C'est alors que, prenant pour titre la propriété caractéristique du nouvel impôt, qui est d'être une, je suis arrivé à le dénommer sous le nom d'unique, me rencontrant ainsi, sans le savoir, avec d'illustres devanciers; rejoignant leur pensée par une route tout à fait opposée.
”
Source : Gallica

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